ACCUEIL

Sur les traces de la francophonie

drapeau_francophonie_hd
Le drapeau de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF)

Le terme francophonie apparaît pour la première fois en 1880 sous la plume d’Onésime Reclus, un géographe français, qui l’a employé dans son ouvrage France, Algérie et colonies pour désigner les espaces géographiques où la langue française était parlée. Le mot tomba dans l’oubli avant de renaître dans les esprits, à la suite de plusieurs initiatives, prises entre 1883 et 1970, par d’éminents hommes de lettres, de personnalités de renom du milieu scientifique, de journalistes réputés ou d’importants acteurs politiques, aussi bien en France qu’en dehors d’elle.

C’est ainsi que le 20 mars 1970, sous l’impulsion de trois chefs d’État africains (Léopold Sédar Senghor du Sénégal, Habib Bourguiba de Tunisie, Hamani Diori du Niger), et du Prince Norodom Sihanouk du Cambodge, les représentants de 21 Etats et gouvernements ont signé à Niamey, la Convention portant création de l’Agence de coopération culturelle et technique (ACCT) qui devient en 1998 l’«Agence Intergouvernementale de la Francophonie», puis «Organisation internationale de la Francophonie (OIF)» en 2005.

L’OIF rassemble aujourd’hui 84 États et gouvernements (58 membres et 26 observateurs), et plus de 274 millions de personnes réparties sur les cinq continents.

L’OIF a pour objectif de contribuer à améliorer le niveau de vie de ses populations en les aidant à devenir les acteurs de leur propre développement. Elle apporte à ses États membres un appui dans l’élaboration ou la consolidation de leurs politiques et mène des actions de politique internationale et de coopération multilatérale, conformément aux 4 grandes missions tracées par le Sommet de la Francophonie de 1986 à Versailles (France):

  • Promouvoir la langue française et la diversité culturelle et linguistique;
  • Promouvoir la paix, la démocratie et les droits de l’Homme;
  • Appuyer l’éducation, la formation, l’enseignement supérieur et la recherche;
  • Développer la coopération au service du développement durable.

Une attention particulière est portée aux jeunes et aux femmes ainsi qu’à l’accès aux technologies de l’information et de la communication dans l’ensemble des actions de l’OIF.

L’OIF compte plusieurs directions de programme ou d’appui.

Elle dispose de :

4 représentations permanentes : à Addis-Abeba, auprès de l’Union Africaine et de la Commission économique de l’Afrique de l’ONU ; à Bruxelles, auprès de l’Union européenne, à New York et à Genève, auprès des Nations unies ;

6 bureaux régionaux : à Lomé (Togo) pour l’Afrique de l’Ouest, à Libreville (Gabon) pour l’Afrique centrale, à Hanoï (Vietnam) pour la zone Asie-Pacifique ; à Bucarest (Roumanie) pour l’Europe centrale et orientale ; à Antananarivo (Madagascar) pour l’océan Indien et à Port-au-Prince (Haïti) pour la Caraïbe et l’Amérique latine.

Le Bureau régional de l’OIF pour les pays de la Caraïbe et de l’Amérique Latine (BRECAL) appuie plusieurs activités allant dans le sens des objectifs de l’Organisation. Il est aussi, depuis 2015, l’initiateur du prix du jeune journaliste en Haïti.

Le BRECAL est dirigé par David Bongard depuis 2014.